Grottes et caches camisardes

Spéléologie et mémoire huguenote, de Claude Viala

La guerre des camisards, menée de 1702 à 1710 par les protestants des Cévennes, du Vivarais et du bas pays gardois contre les armées de Louis XIV, prit la forme de ce qu'on appellerait plus tard une guérilla. Cela supposait des lieux de repli et de séjour secrets, loin des villes et du pouvoir royal. Ce furent, la plupart du temps, les grottes et autres cavités dont le pays est truffé en zone calcaire, et qui se rencontrent aussi quelquefois en relief schisteux. Les habitants connaissaient bien ces caches qu'ils avaient utilisées dès la révocation de l'édit de Nantes, une quinzaine d'années auparavant, pour y tenir des assemblées de prière clandestines et cacher les ministres d'un culte interdit.
Après la capture et l'exécution des derniers camisards, ces mêmes cavernes servirent à abriter les fidèles que des prédicants sans cesse pourchassés exhortaient à la résistance. Nombreux furent les hommes et les femmes qui, surpris et arrêtés, furent emprisonnés ou envoyés aux galères. Il faudra attendre l'édit de tolérance de 1787, puis la Révolution, pour qu'enfin les protestants puissent jouir de la liberté de conscience et sortir de la clandestinité.
Ces abris naturels, souvent efficacement aménagés et qui jouèrent un rôle dont on a jusqu'à présent négligé l'importance, gardent en eux l'écho de cette longue histoire. À ce titre, ils appartiennent à notre patrimoine et à notre mémoire.
Claude Viala, en spéléologue averti, nous conduit de grotte en grotte, et nous conte pour chacune les événements dont elles furent le théâtre, restituant les drames et les espoirs d'une communauté au courage et aux convictions indéfectibles.

La Vaunage au XVIIIe siècle

sous la direction de Jean-Marc ROGER de l'Académie de Nîmes

Le premier volume des actes de cet important colloque est paru. Outre de nombreux articles généraux concernant le milieu et la population de la Vaunage, apportant un "cadre" de haute tenue scientifique à celui qui étudie la période camisarde, le lecteur trouvera deux documents inédits retranscris intégralement concernant directement les camisards :
- Le Mémoire du notaire Pétras, présenté par G. Combes et J.-C. Gaussent
- Le Mémoire de Calvisson des Papiers Court à Genève, présenté par Pierre Rolland

Cet ouvrage, édité par l'association Maurice Alliger, peut se trouver :
- en Vaunage dans les Points Presse et librairies
- à Calvisson, librairie "Les 3 moulins"
- à Nîmes, librairies Tessier et Goyard
636 pages. Prix : 25 euros

Pour tout contact : tél/fax 04 66 01 20 37
e-mail : rm-president@wanadoo.fr


Dans le tome II qui vient de paraître, notons de nombreuses interventions concernant directement ou indirectement la guerre des camisards, avec en particulier :

- Les protestants de la Vaunage de la révocation de l'édit de Nantes à l'édit sur les non-catholiques (1685-1787) par J-C Gaussent
- Les "couflaïres de la Vaunage" (J-P. Chabrol et J-M Roger)
- Eté 1702, deux assassinats déclencheurs de la guerre des camisards (Anny Hermann)
- Terre camisarde et théâtre d'opposition catholique : la Vaunage durant les troubles des Cévennes entre répression d'Etat et violence de religion (Chrystel Bernat)
- Présentation du manuscrit Alen (J-C Gaussent)
etc, etc ...

Généalogie en Cévennes

n° 57 août 2002

Outre les informations habituelles, les questions et réponses des lecteurs, et les articles sur les familles cévenoles de Raymond Vierne (on retrouve souvent dans ces articles la trace de camisards), la revue de l'Association des Chercheurs et Généalogiste des Cévennes a commencé dans son numéro 57 la publication d'une chronologie détaillée de la guerre des Camisards.
Pour toute correspondance ou contact :

ACGC/Deschard
244 rue de l'Ancien Relais
30610 ST-JEAN-DE-CRIEULON
jac.deschard@wanadoo.fr

Le Lien des Chercheurs Cévenols

Cette revue toujours aussi intéressante pour les amoureux des Cévennes et de son histoire, est de plus devenue au fil du temps, très belle et agréable à lire. Nous avons une petite pensée pour ceux, hélas disparus prématurément, qui ont eu l'idée et l'énergie de démarrer l'humble bulletin ronéotypé et sans qui notre indispensable revue n'existerait probablement pas. Et une petite pensée pour ceux, heureusement bien là encore et nous l'espérons pour longtemps, qui passent une partie importante de leur temps pour que nous ayons tous les trimestres notre LCC.

Au sommaire du numéro 130, concernant les camisards :
- Les listes d'absents, "phanatiques", camisards de St-Martin-de-Boubaux
- Un article de Jean Castan sur un important épisode d'humanité réciproque pendant la guerre des camisards : Abraham Mazel qui épargne le prieur Vedel, lequel en témoignant pour lui transformera une condamnation à mort assurée en peine de prison.
- Une demande d'André Gaujac pour honorer le marquis de Lalande

Au sommaire du n° 131 (octobre-décembre 2002) :
- Les listes d'absents, "phanatiques", camisards de St-André-de-Lancize
- Une réponse de Pierre Rolland à la suggestion d'André Gaujac : A propos du marquis de Lalande, officier magnanime ou criminel de guerre ?

Tous renseignements, adhésions, numéros anciens (ou photocopies quand épuisés) peuvent être demandés à :

André Claveirole
120 avenue Victor Hugo
26000 Valence

Die Kamisarden

sous la direction de Chrystel Bernat

Chers collègues, amies et amis,

Je me permets de vous signaler la parution d'un recueil d'articles sur la
révolte des Camisards qui, bien qu'il soit publié en langue allemande,
pourrait être susceptible de vous intéresser, ne serait-ce que pour
compléter votre propre documentation ou celle de la bibliothèque de votre
établissement. Mon élève et collaboratrice Chrystel Bernat a bien voulu se
charger de la direction de cet ouvrage, préfacé par Philippe Joutard, que
j'ai traduit à partir de textes inédits :

Chrystel Bernat (dir.)
Die Kamisarden
Eine Aufsatzsammlung zur Geschichte des Krieges in den Cevennen (1702-1710)
Mit einem Vorwort von Philippe Joutard
Aus dem Französischen übertragen von Eckart Birnstiel
Bad Karlshafen 2003
[Geschichtsblätter der Deutschen Hugenotten-Gesellschaft, Bd.36]
ISBN 3-930481-16-2

Adresse de commande:
Verlag der Deutschen Hugenotten-Gesellschaft
Hafenplatz 9a
D - 34385 BAD KARLSHAFEN
dhgev@t-online.de
297 pages, 19,80 euros

Avec des contributions de: Philippe Joutard (Paris), Chrystel Bernat
(Montpellier), Emmanuelle Carpuat (Toulouse), Sophie Bazalgette (Toulouse),
Éric Teyssier (Nîmes), Françoise Moreil (Avignon), Fabienne Chamayou
(Biarritz), Philippe Serisier (Orléans), Patrick Cabanel (Toulouse). - Le
volume contient en outre les fac-similés de deux pamphlets de l'époque
(bilingue français/allemand) ainsi que des index des personnes et lieux
cités

Bonne lecture pour tous ceux d'entre vous qui lisent l'allemand !

Sincèrement le vôtre,

Eckart Birnstiel
Université de Toulouse II - Le Mirail

Introduction en français de cet ouvrage

Chers amis,
L'ouvrage collectif, Die Kamisarden, consacré à la Révolte des Camisards vient tout récemment de paraître. Je souhaitais que les lecteurs attentifs au sujet et les internautes fidèles au site puissent avoir un aperçu des thèmes évoqués dans ce recueil qui rompt, pour le public allemand, avec plusieurs décennies de silence historiographique outre-Rhin. C'est la raison pour laquelle, vous pourrez trouver en langue française l'introduction de cet ouvrage édité en langue allemande que j'ai eu l'extrême plaisir de diriger, et pour lequel je tiens une nouvelle fois à remercier tous les contribuants, et singulièrement le principal artisan de ce recueil, Monsieur Eckart Birnstiel, qui a redonné par son travail de traduction, pleinement sens aux dimensions fondamentalement européennes de cette histoire qui reste encore à partager.

 

L'année 2002 ne marque pas seulement la commémoration du tricentenaire du début de la guerre des Cévennes, mais couronne aussi trois cents ans d'historiographie camisarde. Une historiographie qui est marquée par les vicissitudes d'un XVIIIe siècle dédaigneux et d'un premier XIXe siècle méprisant à l'encontre des insurgés cévenols, que viendront tardivement contrecarrer les réhabilitations romanesque et historique des années 1840. Lorsque s'amorce, dans les premières décennies du XXesiècle, une histoire plus scientifique de l'insurrection camisarde, la révolte porte encore les stigmates d'âpres querelles historiographiques entre auteurs catholiques et auteurs protestants (1) , et il faudra encore plus d'un demi-siècle pour voir poindre l'avènement d'une histoire plus œcuménique. Dégagée des passions les plus vives, chantée par la littérature et continuellement enrichie de nombreux travaux de recherches, la révolte des Camisards semblait donc pouvoir regagner, à l'aube du XXIe siècle, le rang des histoires bien connues. Pourtant, ni révolte populaire classique, ni guerre de Religion traditionnelle, la révolte des Camisards continue de fasciner les chercheurs dont les études restituent progressivement la complexité du conflit en décelant, au cœur de l'insurrection strictement camisarde, le champ autrement plus noueux de la guerre des Cévennes (2) .
L'originalité de la guerre des Cévennes ne repose donc pas seulement sur la singularité de l'archétype insurrectionnel (3) , mais également sur la singularité de l'écriture de son histoire et son support mémoriel (4) . Singularité d'une histoire dont témoignent tout à la fois le riche passif historiographique, la nature durablement controversée des études, et l'intérêt historique tenace en faveur du sujet. Si l'abondance des publications consacrées à la révolte depuis près de trois siècles interdit d'entreprendre ici une étude exhaustive de l'historiographie, dont Patrick Cabanel rappelle par ailleurs dans sa postface les principaux ouvrages marquants de son évolution, les grandes tendances qui ont présidé à l'écriture de l'histoire de la guerre des Cévennes peuvent toutefois en être esquissées (5) .
Retenons qu'avant de bénéficier de l'aura actuelle et de symboliser la lutte pour l'obtention de la liberté de conscience, l'insurrection cévenole pâtit d'une histoire catholique qui l'ancra et la maintint, dès son entrée en histoire au XVIIIe siècle (6) et jusqu'à la première moitié du XIXe siècle, dans les sphères calomnieuses et blâmables de la subversion et du déloyalisme, de la criminalité et de la supercherie, thèmes répréhensibles auxquels le passé prophétique et la violence des affrontements fournirent une abondante matière, longtemps utile aux détracteurs des Camisards. Malgré quelques nuances au tableau (7) , ce désaveu historique fut d'autant plus net qu'il ne procédait pas exclusivement des auteurs catholiques, mais également du mépris des hommes éclairés (8) et de l'opinion protestante divisée qui, embarrassée par l'aspect séditieux et féroce de la résistance armée, et hostile aux pratiques prophétiques, cherchait à se distancier des révoltés cévenols (9) .
Le processus de réhabilitation de l'épopée cévenole naquit en grande partie de la fortune littéraire du thème camisard dans laquelle puisèrent abondamment, dès l'amorce du XIXe siècle, écrivains, dramaturges ou romanciers (10) . En Allemagne, le baron de Sinclair devait publier, en 1806, une tragédie en trois parties sur la révolte des Camisards (11) qui, peu après, servit de source d'inspiration au roman de Ludwig Tieck (12) "le tumulte dans les Cévennes" (13) . De ces premières ruptures sensibles entre portrait camisard historique et portrait littéraire des révoltés, se distinguent la biographie romanesque d'Eugène Sue (14) et l'œuvre érudite de Napoléon Peyrat (15) qui, au milieu du siècle, éveillent l'admiration et forcent la reconnaissance de ces résistants pour la foi auxquels les historiens n'avaient accordé initialement que peu d'intérêt (16) . En révélant l'attrait de ces adversaires du despotisme louis quatorzien et en présentant l'insurrection camisarde comme la tête lointaine de la Révolution de 1789, Sue et Peyrat ouvraient la voie d'un bouleversement historiographique porté par le courant d'œuvres militantes aux accents libéraux et anticléricaux (17) . La légitimité accordée aux Camisards, pour s'être heurtée à l'historiographie protestante longtemps rivée sur le désaveu (18) , n'en finit pas moins par gommer les réserves initiales des auteurs protestants et par remporter l'adhésion (19) . Durant la seconde moitié du XIXe siècle, période marquée par l'essor des publications (20) , littérature de vulgarisation et littérature savante s'accordent alors dans un "panégyrique camisard" (21) , d'où s'opère au XXe siècle la mutation de l'insurrection en épopée, au prix d'une certaine stagnation scientifique et d'une virulente riposte historiographique catholique (22) . C'est néanmoins en ce début de XXe siècle que s'amorce une transition vers une histoire scientifiquement plus rigoureuse des Camisards, notamment par un retour à l'exploitation critique des sources (23) qui permit progressivement d'extraire l'histoire de la guerre des Cévennes du légendaire, noir ou doré, en vue d'une histoire apaisée et sereine.
S'ouvre alors un climat propice à de nouvelles approches dont témoignent notamment les nouveaux champs d'études issus de travaux pluridisciplinaires entrepris ces trente dernières années: analyse des phases obscures de la guerre et des ramifications européennes (24) , démantèlement des ressorts de la tradition orale et des mécanismes de légende (25) , dissection du discours et de la gestuelle prophétiques (26) , identification affinée des protagonistes de la révolte (27) , études de l'empreinte catholique sur le théâtre de la guerre (28) , décryptage théologique du discours camisard (29) , autant de thèmes de recherches nouveaux, dynamisés par de récentes éditions ou rééditions critiques de sources (30) qui ajoutent aux travaux actuels la connaissance des mécanismes d'écriture qui ont présidé à la rédaction des textes majeurs.
Mais on l'aura compris, l'originalité de l'histoire de la guerre des Cévennes ne provient pas seulement de ses tribulations historiographiques ni du seul foisonnement d'études qu'elle suscita et qu'elle continue de générer. L'originalité de cette histoire qui n'en finit pas de s'écrire réside dans la singulière attractivité du sujet dont témoigne son rayonnement hors des frontières, hors du temps, hors des strictes bornes de la discipline historique. Hors des frontières d'abord, parce qu'à bien des égards elle franchit les limites du royaume pour résonner sur le Vieux continent. Une dimension européenne qui provient tout à la fois des encouragements des zélateurs à la résistance armée, des intrigues et complots fomentés depuis les pays du Refuge, des soutiens financiers et des projets de débarquements anglo-hollandais en Languedoc, des phases de replis ou d'exils des Camisards à Londres, à Genève ou Jersey. Histoire provinciale aux dimensions européennes dont témoigne aussi l'écho prolongé de la guerre dans les gazettes de Berne, Bruxelles, Leyde, Amsterdam, La Haye, Rotterdam, entretenu par un soutien éditorial à Berlin, en Angleterre, aux Pays-Bas, et plus marginalement en Italie, où paraissent pamphlets, récits des inspirés, mémoires camisards ou chroniques catholiques de l'insurrection (31) . Un débordement géographique qui se vérifie encore dans les pérégrinations tardives des French Prophets qui, partis des Cévennes pour gagner le Refuge britannique, entreprirent de 1711 à 1713 de continuer à porter la Parole de l'Esprit jusqu'aux confins de l'Europe, de Postdam à Vienne, de Stockholm à Prague, de Belgrade à Constantinople. Une histoire hors du temps, ensuite, que cette histoire de petits, officiellement vaincus, qui charrie depuis près de trois siècles hommes et pensées, bien en deçà du seul champ religieux et des thèmes du fanatisme obscur, pour n'avoir cessé de dynamiser l'idée de résistance et de liberté de conscience, pour avoir ouvert et aiguisé les débats sur la lutte non-violente ou nécessairement armée, pour avoir participé de l'idée de tolérance religieuse, en interrogeant les prérogatives d'hommes d'Église et les violences de la répression d'Etat, à la croisée des disciplines historiques, sociologiques, littéraires, et théologiques. Une histoire vive enfin, qui pour être abondamment étudiée, n'en continue pas moins de se maintenir hors du cercle restreint des hommes de plume pour subsister dans son berceau originel, au cœur de la mémoire des hommes des Cévennes.
Le présent recueil s'inscrit dans la perspective d'une meilleure intelligibilité de la révolte des Camisards et plus largement de cette guerre des Cévennes, qui est à saisir dans sa complexité par le biais d'une étude volontairement fragmentée et forcément fragmentaire. C'est là, je crois, que réside une des principales singularités de ce recueil dont la présentation de la révolte, pour en être le sujet central, n'en est pas l'unique finalité. Nul récit continu donc, mais une série d'articles puisant au cœur de nouveaux axes de recherches, à la croisée de l'étude des violences populaires et religieuses, des dynamiques insurrectionnelles et diasporiques. Nulle ambition de livrer l'histoire mais une histoire de la guerre des Cévennes dans ce qu'elle contient d'incongru ou de moins connu, sans pour autant en négliger les principales caractéristiques utiles à une approche d'ensemble. Mais ces dernières ne sont cependant qu'une façade classique pour une lecture renouvelée, parfois simplement complétée de la guerre, dans l'idée de conjuguer trame principale et interprétations novatrices ou affinées du conflit. Ainsi, le phénomène prophétique, le profil de la guerre, les personnalités d'envergures, les principales césures chronologiques y sont évoquées, mais au travers de ces repères fondamentaux apparaissent de nouvelles images des révoltés et de la guerre des Cévennes à la lueur des travaux les plus actuels et de textes, en majeure partie, inédits. Car l'ambition initiale fut bien d'offrir une variété d'approches brassant des notions généralement moins acquises au traitement de la guerre des Cévennes. Envisageable, cet exercice le fut par le riche passé historiographique de la révolte qui permit aux auteurs de s'affranchir parfois des données les plus unanimement admises pour décaler leur approche de la guerre sur des champs de réflexion moins traditionnels, par le biais de prismes moins attendus, avec ce que cela suppose aussi de limites.
Ainsi, du prophétisme initialement resitué dans son contexte et accompagné de son legs historiographique, Emmanuelle Carpuat dresse-t-elle un bilan des connaissances d'où point déjà la matière du renouveau sur le sujet et les rectifications au portrait de ces "figures énigmatiques" des prophètes, encore incomplètement saisies. De ces laïcs en rupture d'orthodoxie, étudiés par le biais principal de la répression judiciaire, Emmanuelle Carpuat, dans son article La Parole au service de la révolte. Prophètes et Camisards 1685-1715, en établit la terminologie, et leur distinction d'avec les prédicants, cerne leurs fonctions et leur rôle dans les rouages insurrectionnels de la guerre, saisie dans sa longue durée. Mais l'apport de ses recherches ne se limite pas à des corrections, ni même à de simples nuances. L'effort de quantification et de localisation, l'analyse du profil socio-économique des inspirés, celle de leur gestuelle, de leur discours, de même que la réévaluation du poids des manifestations physiques dans la dynamique répressive apportent conjointement de nouvelles précisions, qui pour être parfois en dissonance avec des données passées pour acquises, disent tout l'intérêt d'appréhender le phénomène par des problématiques variées, et particulièrement sous l'angle judiciaire.
À partir de ses tous récents travaux, Sophie Bazalgette reprend, dans son article La révolte des Camisards, les étapes charnières et les faits les plus marquants qui participent de la singularité de l'insurrection cévenole. Elle y intègre une géographie et une typologie de l'action armée, tout en discernant les ressorts des violences camisardes et le jeu des solidarités confessionnelles, approchant les objectifs, les cibles des rebelles et le visage de leurs adversaires; le tout au profit d'une présentation affinée de la première phase intensive de la guerre des Cévennes (1702-1704/5).
Françoise Moreil présente, dans sa contribution Basville et la guerre des Camisards: un duel mortel, un des personnages centraux de la répression royale aux prises avec les révoltés. Mais l'historienne ne s'attarde pas tant sur la gestion menée au cœur des années de guerre que sur le passif d'une lutte plus générale, engagée de longue date par l'intendant contre le protestantisme méridional. Par le biais d'un portrait saisissant de lucidité de Basville, fort éclairé du maintien et de l'enracinement de la foi protestante, Françoise Moreil offre donc les antécédents de l'affrontement ouvert. En évoquant les dispositifs pour contenir les nouveaux convertis et les stratégies mises en œuvre pour prévenir les désordres religieux de la province, l'auteur dit à la fois le zèle d'un représentant du roi auquel furent confrontés les protestants, et le caractère paroxystique de la révolte qui s'inscrit nécessairement dans un duel plus vaste que la crise armée. La guerre y est appréhendée bien sûr, de l'intérieur, et principalement par l'intermédiaire des relations entretenues dans la sphère répressive officielle, entre l'intendant du roi et les gouverneurs militaires successifs. Mais la singularité de l'approche de l'auteur se situe bien là, dans la dissection de ces préalables, autant que dans la présentation des mesures préventives futures de l'intendant qui permettent d'ancrer le conflit dans un champ autrement plus vaste que celui de la seule révolte armée.
Ma propre contribution, Les catholiques: un tiers-parti durant la guerre des Cévennes, évoque un pan comptant parmi les plus largement méconnus du conflit. Composante délaissée par l'historiographie, que charrie pourtant le torrent insurrectionnel des Cévennes, la mobilisation des catholiques civils amène à s'interroger sur la validité d'un triptyque insurrectionnel au sein de la guerre des Cévennes. Ces catholiques, Florentins dans les vallées de la Cèze et de l'Auzonnet, Partisans dans la Vaunage et Cadets dans l'Uzège, invitent en effet à revisiter les interprétations les plus traditionnelles de la guerre des Cévennes pour avoir constitué une tierce force souvent mal maîtrisée. Car, plus que de simples auxiliaires des autorités provinciales et plus que de simples pillards sans vergogne, ces catholiques suggèrent, par leurs ravages et leurs entorses réitérés à l'autorité administrative et militaire, de leur reconnaître une place proportionnelle aux dangers et aux menaces qu'ils occasionnèrent durant les troubles des Cévennes.
Dans son article Les Camisards dans le Refuge: poursuite de la révolte et chemins d'exil, Philippe Serisier s'attache au sort individuel et collectif des insurgés sortis du royaume après la phase de négociations ouverte en mai 1704, un sujet novateur jetant la révolte sur un échiquier diplomatique où se lit l'urgence royale à purger le royaume de ses éléments subversifs et le sort déjà incertain de ceux qui, soumis aux autorités, se voient promis à d'autres contrées. Partant des actes de redditions, Philippe Serisier pose la question centrale de la destinée de ces insurgés ayant déposé les armes, et à qui la monarchie, sans avoir accordé la liberté de conscience, n'exigea pas non plus d'eux leur conversion au catholicisme d'État. Dénouant les logiques qui présidèrent aux tractations, révélant les projets visant à détourner la vigueur des Camisards au profit des armées du roi alors en guerre contre l'Europe, l'auteur dépasse l'étude de la gestion conjoncturelle du problème camisard par la monarchie pour approcher le concept d'un Refuge camisard et en cerner ses spécificités. Au travers du périple des soumis, Philippe Serisier nuance l'image d'un Refuge connu pour avoir été essentiellement hostile aux rebelles cévenols. Mais en témoignant du sort singulier de cette double minorité de réfugiés; minorité au sein de la communauté protestante et minorité parmi les insurgés, l'auteur invite surtout à réévaluer la ténacité des exilés à poursuivre la lutte de leurs frères restés sur le théâtre de la guerre, tout en pourfendant l'idée d'une traîtrise dans le départ.
Fabienne Chamayou, dans sa contribution Les Cévennes et le Refuge britannique, donne à voir toute l'originalité de la position de l'Angleterre dont l'importance dans la fomentation des intrigues en faveur des Camisards tranche avec sa position secondaire de Refuge pour les protestants cévenols. Son étude des liens entre les Cévennes et le Refuge britannique, appréhendés notamment au travers des expériences singulières des chefs camisards exilés à Londres, invite à une lecture transversale des rôles respectifs de la guerre et du Refuge dans la dynamique des flux migratoires, le déroulement de la lutte camisarde et le profil des Réfugiés. Soulignant les ruptures consommées entre les French Prophets et l'Église française de Londres, dressant les portraits disparates des réfugiés, Fabienne Chamayou offre une synthèse des relations chaotiques entretenues par les Cévenols avec les sujets de la Couronne et les exilés de la Révocation, tout en cernant les huguenots ralliés à la cause camisarde.
En relatant l'ultime flambée de violences camisardes en Vivarais, Éric Teyssier, dans son article La fin de la guerre des Camisards, des dernières batailles à la mort des derniers combattants (1709-1711), témoigne des derniers épisodes de la guerre des Cévennes dont il met en exergue les différences fondamentales qui les distinguent des premiers temps de la guerre, le tout à la lueur de sources privées qui, il y a peu de temps encore, étaient inédites. Empruntant aux recherches doctorales d'Henri Bosc, l'auteur revisite, à l'appui d'une correspondance encore délaissée des historiens, la fin tragique d'un des chefs parmi les plus prestigieux de la révolte et celle du dernier camisard, dont la destinée singulière par son ralliement tardif ne témoigne pas moins du quotidien des derniers insurgés de la foi et de l'acharnement des autorités royales à extirper ce qui pouvait subsister de résistance protestante dans la province.
Notre ouvrage se clôt sur les réflexions de Patrick Cabanel qui propose un première synthèse des commémorations du tricentenaire de la révolte. J'en suis particulièrement ravie, car personne n'était plus à même que lui de l'envisager, non seulement pour avoir été, avec Philippe Joutard, le grand organisateur du principal colloque de la commémoration nationale, mais aussi l'artisan de la publication des actes qui résultèrent de ces journées de débats et d'échanges (32) . Dans sa contribution Autour du tricentenaire des Camisards (1702-2002): essai de premier bilan, Patrick Cabanel compare initialement les activités commémoratives des années 1802, 1902 et 2002, analyse qui permet d'ores et déjà de mieux saisir l'évolution de la constitution de la société française, et plus particulièrement celle du Protestantisme français. Avec la présentation des nouvelles problématiques et des récentes approches historiques concernant la guerre des Cévennes, l'historien met en exergue par le biais de ses réflexions sur la violence intimement liée à la révolte, ce que les commémorations, au-delà d'une simple évocation des événements passés, peuvent provoquer: une réflexion sur l'historicité de nos propres certitudes et modes de perception (33) .

Chrystel BERNAT
Université Paul Valéry, Montpellier III

(1) Philippe JOUTARD, La légende des Camisards. Une sensibilité au passé, Paris, Gallimard, 1977, chap.VIII: "Légende dorée contre légende noire", p.213-251; Bruno DUMONS, "À propos de la "légende noire" des camisards. Itinéraires et réseaux de polémistes catholiques du "Midi blanc"" in Patrick CABANEL, Philippe JOUTARD (dir.), Les Camisards et leur mémoire (1702-2002). Colloque du Pont-de-Montvert des 25 et 26 juillet 2002, Montpellier, Les Presses du Languedoc, 2002, p.185-200; Chrystel BERNAT, La mobilisation des catholiques pendant la guerre des Cévennes, 1702-1707, [Mémoire de DEA réalisé sous la direction de MM. Michel Taillefer et Eckart Birnstiel], Université de Toulouse II - Le Mirail, 1998, p.6-65.
(2) Philippe JOUTARD, "La légende des camisards au début du XXIe siècle: écriture d'un nouveau chapitre de la mémoire cévenole", in CABANEL, JOUTARD (dir.), Les Camisards et leur mémoire…, p.271-278.
(3) Jean NICOLAS, La rébellion française. Mouvements populaires et conscience sociale 1661-1789, Paris, Éditions du Seuil, 2002, p.515.
(4) Le thème a été l'objet de la thèse pionnière en matière d'histoire orale de Philippe JOUTARD, Mythe et histoire des Camisards du XVIIIe siècle au XXe siecle: étude d'une sensibilité du passé [thèse Lettres], Université de Provence Aix-Marseille I, 1974; Marianne CARBONNIER-BURKARD, "La cachette et la Bible. La mémoire camisarde au Mas Soubeyran avant le Musée du Désert" et Pierre LAURENCE, "La mémoire orale du "temps des persécutions": enquêtes récentes en Vallée-Française, pays de Calberte et vallée de la Mimente", in CABANEL, JOUTARD (dir.), Les Camisards et leur mémoire…, p.213-225 et p.257-269.
(5) Cette esquisse s'inspire amplement de l'analyse historiographique de Philippe Joutard dont sont ici restituées de façon synthétique les principales articulations: JOUTARD, La légende des Camisards. Une sensibilité au passé, Paris, Gallimard, 1977.
(6) R.P. Jean-Baptiste LOUVRELEUIL, Le fanatisme renouvelé où histoire des sacrilèges, des incendies, des meurtres & des autres attentats que les Calvinistes révoltés ont commis dans les Cévennes; & des châtiments qu'on en a faict, 3 t., Avignon, J.-C. Chastagnier, 1704; Jean-Baptiste LOUVRELEUIL, L'Obstination confondue ou suite du fanatisme renouvelé, c'est à dire de l'histoire des sacrilèges, des incendies, des meurtres & des autres attentats que les Calvinistes révoltés ont commis dans les Cévennes; & des châtiments qu'on en a faict, qui contient tout ce qui est arrivé en dernier lieu, depuis la fin de l'année 1704 jusqu'au mois de février 1706, Avignon 1706; David-Augustin BRUEYS, Histoire du Fanatisme de nostre temps où l'on voit les derniers troubles des Cévennes, t.3-4, Montpellier, J. Martel, 1713.
(7) Anonyme, Histoire des Camisards où l'on voit par quelles fausses maximes de politique et de religion la France a risqué sa ruine sous le règne de Louis XIV, 2 vol., Londres 1744; Angliviel de LA BEAUMELLE, Mémoires pour servir à l'histoire de Madame de Maintenon et à celle du siècle passé, t.5, Amsterdam 1756; Antoine COURT, Histoire des troubles des Cévennes ou de la guerre des Camisards sous le règne de Louis le Grand, 3 vol., Villefranche, Pierre Chrétien, 1760.
(8) VOLTAIRE, Le siècle de Louis XIV, Paris, Garnier, 1947 [édition originale de 1751], p.185-190; D'ALEMBERT, Éloges lus dans les séances publiques de l'Académie française, Paris 1779, p.416-420.
(9) JOUTARD, La légende des Camisards…, p. 90-95, p117-124.
(10) PIGAULT-LEBRUN, A.-J. DUMANIANT, Les Calvinistes ou Villars à Nîmes, 1801. [Comédie historique en un acte]; Fanny REYBAUD, La Protestante ou les Cévennes au commencement du dix-huitième siècle, 3 vol., Paris 1828; Hernand ROSWALDE [pseudonyme d'Eugène THOMAS], Jean Cavalier, ou les Camisards et les Cadets de la Croix 1702-1704. Récits puisés dans des manuscrits authentiques et inédits, 6 t. en 1 vol., Paris, E. His, 1831; Théophile DINOCOURT, Le Camisard, 4 vol., Paris, Lecointe, 1833;
(11) John dit "Isaak" von Sinclair est surtout connu pour avoir été un proche ami de Hölderlin; en 1806, il publia sous le pseudonyme "Crisalin" [= anagramme de Sinclair] les tragédies "Der Anfang des Cevennenkriegs", "Der Gipfel des Cevennenkriegs" et "Das Ende des Cevennenkriegs"; à l'heure actuelle, seule la troisième partie a été traduite en français; cf. SINCLAIR, Isaak von, La fin de la Guerre des Cévennes. Drame romantique allemand (1806) [présentation, notes et traduction de Jean Carbonnier], Montpellier, Presses du Languedoc, 1993.
(12) Cf. Eckart BIRNSTIEL, "La guerre des Cévennes ou la naissance du roman historique allemand", in CABANEL, JOUTARD (dir.), Les Camisards et leur mémoire…, p.155-169.
(13) Ludwig TIECK, Der Aufruhr in den Cevennen. Eine Novelle in vier Abschnitten. Erster und zweiter Abschnitt, Berlin, Reimer, 1826.
(14) Eugène SUE, Jean Cavalier ou les fanatiques des Cévennes, 2t. en 1 vol., Paris, Gosselin, 1840.
(15) Napoléon PEYRAT, Napoléon, Histoire des pasteurs du Désert depuis la Révocation de l'édit de Nantes jusqu'à la Révolution française, 1685-1789, 2 vol.,Valence: Marc Aurel frères, 1842.
(16) ANQUETIL, Histoire de France, t.XII, Paris 1805; Henri MARTIN, Histoire de France, t.V, Paris 1837; Abraham BORREL, Notice historique sur l'Église chrétienne réformée de Nismes, Nîmes 1837.
(17) Charles WEISS, Histoire des réfugiés protestants de France depuis la Révocation de l'édit de Nantes jusqu'à nos jours, Paris 1853; Jules MICHELET, Histoire de France, t.XIV, Paris 1861; Eugène BONNEMÈRE, Histoire des Camisards, Paris 1869.
(18) Charles COQUEREL, Histoire des Églises du Désert, t.I, Paris 1841; SISMONDI, Histoire des Français, t.XXVI, Paris 1841; Agénor de GASPARIN, Des tables tournantes, t.II, Paris 1854.
(19) Guillaume de FELICE, Histoire des Protestants de France, Paris 1850; Ernest ALBY, Histoire des Camisards, Paris 1857; HAAG, Eugène, HAAG, Émile, La France protestante ou Vies des Protestants Français qui se sont fait un nom dans l'histoire depuis les premiers temps de la Réformation jusqu'à la reconnaissance du principe de la liberté des cultes par l'Assemblée Nationale, 10 vol., Paris, Cherbuliez, 1846-1859. L'évolution favorable est très nettement sensible au fil des notices biographiques des chefs camisards et des années de parution, cf notamment t.I, III, VI.
(20) Notamment Émile ARBUS, De l'appréciation de l'histoire des Camisards, Strasbourg 1862; Gustave FROSTÉRUS, Les insurgés protestants sous Louis XIV, études et documents inédits, Paris, C. Reinwald, 1868; Jules CHAVANNES, "Les Prophètes protestants", Chrétien évangélique de Lausanne 1869; Frank PUAUX, Histoire populaire des Camisards, Toulouse, Société des Livres Religieux, 1873; Philippe CORBIÈRE, "La guerre des Camisards et ses historiens", Bulletin de la Société de l'Histoire du Protestantisme Français 25/1876, p.289-311; Jules VIELLES (éd.), Mémoires de Bonbonnoux, En Cévennes 1883; J.-Alfred PORRET, L'insurrection des Cévennes 1702-1704, Lausanne, Payot, 1885; Charles DARDIER, La Révolte des Camisards justifiée, Études de bibliographie et d'histoire, Nîmes, Bibliothèque de l'Union des catéchumènes, 1889.
(21) JOUTARD, La légende des Camisards…, p.216.-219.
(22)Alphonse DELACROIX, Histoire de Fléchier, évêque de Nîmes, d'après des documents originaux, Paris: L. Giraud, 1865; Jean-Baptiste COUDERC, Victimes des Camisards, récit, discussion, notices et documents, Paris: P. Téqui, 1904; J. ROUQUETTE, Une année de la guerre des camisards (juillet 1702-septembre 1703), Le Vigan, Impr. Rigal, 1905; J. ROUQUETTE., L'Abbé du Chayla et le clergé des Cévennes, 1700-1702, Saint-Amand, Impr. Bussière, 1906; Albert SOLANET, "Un épisode de la guerre des Camisards. L'abbé du Chaila. Sa mémoire" extrait des Études des 5 et 20 septembre 1913, p.620-636, p.738-761, Mende.
(23) La césure s'opère avec Charles BOST, Les pédicants protestants des Cévennes et du Bas Languedoc, 1684-1700, 2 vol., Paris, Honoré Champion, 1912, dans le sillon duquel s'inscrivent les travaux de Marcel Pin et d'Henri Bosc: Marcel PIN, Un chef Camisard, Nicolas Jouany, Montpellier, Librairie H. Barral, 1930; Marcel PIN, Jean Cavalier. 28 novembre 1681-17 mai 1740, Nîmes, Impr. Chastanier et Alméras, 1936; Henri BOSC, Un grand chef camisard Pierre Laporte dit Roland. 1680-1704, Mialet, Éd. Musée du Désert, 1954.
(24) Henri BOSC, La Guerre des Cévennes (1705-1710). D'après les Archives du dépôt de la Guerre à Vincennes, les correspondances et les mémoires du temps [thèse Lettres], Paris IV, 1973.
(25) Philippe JOUTARD, Mythe et histoire des Camisards du XVIIIe siècle au XXe siecle: étude d'une sensibilité du passé [thèse Lettres], Université de Provence Aix-Marseille I, 1974.
(26) Daniel VIDAL, L'Ablatif absolu, théorie du prophétisme, discours camisard, Paris, Anthropos, 1977; Daniel VIDAL, Le malheur et son prophète. Inspirés et sectaires en Languedoc calviniste, 1685-1725, Paris, Payot, 1983.
(27) Robert POUJOL, L'Abbé du Chaila, Bourreau ou Martyr? 1648-1702, Montpellier, Les Presses du Languedoc, 1986; Robert POUJOL, Basville roi solitaire du Languedoc, Montpellier, Les Presses du Languedoc, 1992; Pierre ROLLAND, Dictionnaire des Camisards. Préface de Philippe Joutard, Montpellier, Presses du Languedoc, 1995; Jean-Paul CHABROL, Élie Marion, le vagabond de Dieu 1678-1713. Prophétisme et millénarisme protestants en Europe à l'aube des Lumières. Préface de Philippe JOUTARD, Aix-en-Provence, Édisud, 1999.
(28) Richard BOUSIGES, Un village catholique pendant la guerre des camisards: Saint-Florent (1703-1705), Salindres, Librairie Occitane, 1995; Chrystel BERNAT, Une révolte et sa contre-révolte. L'action des catholiques pendant la guerre des Cévennes, 1702-1707, [Mémoire de Maîtrise réalisé sous la direction de M. Eckart Birnstiel], Université de Toulouse II - Le Mirail, 1997; Robert SAUZET, Les Cévennes catholiques. Histoire d'une fidélité XVIe - XXe siècle, Paris, Perrin, 2002; Robert SAUZET, "Les milices bourgeoises cévenoles pendant la guerre des camisards" et Chrystel BERNAT, "La guerre des Cévennes ou le clergé mis à l'épreuve" in CABANEL, JOUTARD (dir.), Les Camisards et leur mémoire..., p.103-114 et p.85-101; Chrystel BERNAT, "La guerre des Cévennes (1702-1707). Camisards, catholiques civils et troupes royales: de l'affrontement bilatéral au triptyque insurrectionnel?", Études Théologiques et Religieuses 3/2002, p.359-383; Chrystel BERNAT, "La guerre des Cévennes: un conflit trilatéral?", Bull. SHPF 148/2002, p.461-507.
(29) Philippe de ROBERT, "Une guerre sainte? Les camisards et la tradition biblique" in CABANEL, JOUTARD (dir.), Les Camisards et leur mémoire..., p.53-60.
(30) Grégoire VIDAL, Lettres et rapports sur la guerre des camisards (1702-1704), de Grégoire Vidal, prieur de Mialet. Introduction et notes de Bernard Atger, Montpellier, Les Presses du Languedoc, 1989; Daniel VIDAL (éd.), Fanatiques et insurgés du Vivarais et des Cévennes. Récits et lettres Esprit Fléchier 1689-1705, Grenoble, Jérôme Millon, 1996; Élie SALVAIRE, sieur de Cissalières. Relation sommaire des désordres commis par les Camisards des Cévennes. Présentation et notes de Didier Poton, Montpellier, Les Presses du Languedoc, 1997; Jean-Baptiste L'OUVRELEUL, Histoire du fanatisme renouvelé. Présentation et notes de Patrick Cabanel, Montpellier, Les Presses du Languedoc, 2001; Antoine COURT, Histoire des troubles des Cévennes ou de la guerre des Camisards sous le règne de Louis le Grand, Préface de Philippe Joutard. Édition critique réalisée par Patrick Cabanel, commentaires de Pauline Duley-Haour et Otto Selles, Montpellier, Les Presses du Languedoc, 2002.
(31) Philippe JOUTARD, "Toute l'Europe derrière les Camisards!", L'Histoire 266/2002, p.72-76.
(32) Patrick CABANEL, Philippe JOUTARD (dir.), Les Camisards et leur mémoire (1702-2002). Colloque du Pont-de-Montvert des 25 et 26 juillet 2002, Montpellier, Les Presses du Languedoc, 2002.
(33) Je remercie, au nom de tous les auteurs, Eckart Birnstiel d'avoir traduit intégralement cet ouvrage en allemand, en lui ayant ainsi apporté son inimitable style personnel.

Cahiers Patrimoine Huguenot d’Ardèche

(Association d'Histoire du Protestantisme Vivarois)

Les visiteurs de notre site savent déjà que l'association Patrimoine Huguenot d'Ardèche organise tous les ans des randonnées dont nous publions le programme.

Ces randonnées donnent lieu à des publications annuelles, que nous indiquons ici, en soulignant pour nos lecteurs ce qui concerne proprement la période camisarde (nous commençons par le numéro le plus récent).

Pour commander ces ouvrages :

Patrimoine Huguenot d'Ardèche.
Office de Tourisme.
Place Charles-de-Gaulle.
07000. PRIVAS.
Ouvrages disponibles également dans certaines librairies ardéchoises.
Pour tout contact avec l'association : tél : 04 75 66 24 01


Dans le numéro 15 de Patrimoine Huguenot d'Ardèche, Sorties et randonnées effectuées en 2014, la fin de l'épisode camisard en Vivarais en 1709 à Fontréal, une assemblée clandestine à Genestelle en avril 1705, une visite de Saint Etienne de Serre, ainsi que deux articles importants sur les protestants ardéchoix dans la guerre de 14-18.


A signaler dans le numéro 14 de Patrimoine Huguenot d'Ardèche, Sorties et randonnées effectuées en 2013, un important article sur l'intendant Basville en Vivarais.
Concerne également les camisards, un paragraphe, à l'occasion de la visite du hameau d'Ebruy, sur Jean-Paul Ebruy, prédicant au Désert entre 1688 et 1709.

A signaler également de nombreux autres articles sur des périodes antérieures et postérieures à celle des camisards, en particulier une biographie du pasteur du Désert Mathieu Morel-Duvernet, tué par les soldats en février 1739 alors qu'il tentait d'échapper à son arrestation.


Le numéro 13 de Patrimoine Huguenot d'Ardèche, Sorties et randonnées effectuées en 2012, est paru. Peu d'informations sur les camisards, mais néanmoins d'intéressants travaux sur les églises réformées de Lamastre et Desaignes, Vallon Pont d'Arc et la Bastide de Virac, Gluiras et Pranles.


Le numéro 12 de Patrimoine Huguenot d'Ardèche, Sorties et randonnées effectuées en 2011, entre autres :
Sur les traces des Inspirés avec Guillaume Monge, de Saint-Vincent-de-Barrès à Bressac et Fontblachère, et à Saint-Cierge-la-Serre.


Le numéro 11 de Patrimoine Huguenot d'Ardèche, Sorties et randonnées effectuées en 2010, nous fait traverser le Rhône pour la Drôme, de l'ancienne province du Dauphiné, où la résistance initiée par Brousson en 1683 trouva de chauds partisans, allant jusqu'à l'affrontement armé à Bourdeaux. Est ensuite évoquée Isabeau Vincent, la bergère de Saou, l'une des premières parmi les "petits prophètes". Viennent ensuite les très intéressantes biographies des protagonistes de l'affrontement en Vivarais de 1683.
Plus directement consacré aux camisards, un article intitulé : St-Julien-Labrousse de 1703 à 1710, d'Anne Chamarre à Jean-Pierre Buis, des assemblées clandestines aux camisards de 1710, évoque des personnages et des faits peu connus, avec un recours à des sources judiciaires très précieuses.
Une randonnée à Ajoux, Blaizac, la Pervenche, permet d'évoquer le camisard Jean Rouvière dit Crote, qui deviendra prédicateur du Désert.


Ce numéro 10 de Patrimoine Huguenot d'Ardèche, est consacré aux sorties et randonnées de l'année 2009. Le mouvement camisard y est particulièrement évoqué, puisque c'était le tricentenaire de la tentative d'insurrection d'Abraham Mazel et de ses compagnons. Sont ainsi présentés l'assemblée d'Issarlet et le combat de Leyrisse, avec le texte d'une conférence de Jean-Paul Chabrol, et les évènements qui se sont passés autour de St Pierreville, ainsi qu'un épisode de la tentative de soulèvement de 1704 avec le combat de Franchassis


Dans ce numéro 9, consacré aux randonnées de l'année 2008, un article de Pierre Coulet à propos du lieu-dit la Croix de Billard. Cette croix commémore une mission catholique tenue vers 1840, mais surtout garde involontairement la mémoire de ce lieu où la tête de Daniel Guy dit Billard, l'un des compagnons d'Abraham Mazel dans la tentative de soulèvement du Vivarais de 1709, a été exposée.
Le meurtre de Claude de Vocance, acharné contre les protestants, fut le signal du déclenchement de cette tentative : un article lui est consacré ainsi qu'à son château de la Tour.
Enfin un article est consacré aux incursions de Jean Cavalier et de sa troupe en Bas-Vivarais en 1703.

D'autres articles ne concernent pas la période camisarde, nous vous laissons le plaisir de les découvrir !


Dans ce numéro 8, consacré aux randonnées de l'année 2007, le lecteur trouvera la suite de la ballade sur le chemin royal (ou route des dragonnades), de St-Agrève au Cheylard, un article sur Daniel Arsac, le galérien de Beauvert, ainsi que sur les galériens Pierre et Mathieu Morel, un article sur le Pont-St-Esprit et le rôle de la citadelle comme prison, ainsi qu'un article sur les franchissements Est-Ouest du Rhône et le rôle de frontière que jouait celui-ci.


Numéro 7 consacré aux randonnées de l'année 2006.
Historique de la "route des dragonnades" ou chemin royal), de Privas au Cheylard. La réforme à St-Agrève, un article sur Mathieu Majal dit Desubas, etc


N° 6 des Cahiers de Patrimoine Huguenot d'Ardèche. Brochure de 52 pages A4 publiant les documents et les textes présentés oralement lors des randonnées organisées au cours de l'été 2005.
Peu de choses sur les camisards, mais textes intéressants sur Pierre Astier, Desaignes, Viviers, etc.

Une pensée pour David Duquesnoy, que j'ai pu rencontrer aux Randonnées, suffisamment pour l'apprécier.

8 € + 4 € de port


N° 5 des Cahiers de Patrimoine Huguenot d'Ardèche, cette brochure de 52 pages A4 publie les documents et les textes présentés oralement lors des randonnées organisées au cours de l'été 2004.
Ce numéro est particulièrement intéressant en ce qui concerne la période camisarde : puisque deux chapitres portent sur l'insurrection de février 1704, avec les visites de Gluiras, du Serre de la Mure, et surtout de Franchassis. Plusieurs témoignages inédits illustrent cette page d'histoire huguenote, ainsi qu'une biographie du camisard et prédicant Jean-Pierre Dortial.

8 € + 4 € de port


N° 4 des Cahiers de Patrimoine Huguenot d'Ardèche, cette brochure de 52 pages A4 publie les documents et les textes présentés oralement lors des randonnées organisées au cours de l'été 2003, avec concernant la période camisarde au sens large :
- la planche de Courbines (la politique d'espionnage du pouvoir royal pendant la guerre des camisards)
- L'affaire de la Noue, un exemple de conflits internes au pouvoir sur la politique de répression à mener en Boutières, le 31 mai 1705
- Le récit d'une randonnée en Cévennes à la maison d'Abraham Mazel, à Marouls, à St-Germain-de-Calberte, au Plan de Fontmort, hauts lieux de l'épopée camisarde.


N° 3 des Cahiers de Patrimoine Huguenot d'Ardèche, cette brochure de 64 pages A4 publie les documents et les textes présentés oralement lors des randonnées organisées au cours de l'été 2002. Principaux lieux visités :
- Le Pouzin
- Le plateau de Rompon et le couvent des Chèvres
- Les Fonts du Pouzin
-St-Julien en St-Alban
Flaviac et le château de Cheylus


N° 2 des Cahiers de Patrimoine Huguenot d'Ardèche, cette brochure de 64 pages A4 publie les documents et les textes présentés oralement lors des randonnées organisées au cours de l'été 2001. Principaux lieux camisards visités :

- La Bâtie de Crussol, Ponsoye, Alboussière, théâtre de la bataille de Leyrisse lors de la tentative de soulèvement de Mazel en Vivarais en 1709.

-Vagnas et le combat des camisards de Jean Cavalier le 10 février 1703

- Enfin, bien que précédant la guerre des camisards, la très importante assemblée du Creux de Veye le 14 septembre 1701, qui se termina par de nombreuses peines capitales et de prison perpétuelle.


Cette brochure de 72 pages A4 publie les documents et les textes présentés oralement lors des randonnées organisées par Patrimoine Huguenot d'Ardèche au cours de l'été 2000, avec entre autres les condamnations après l'assemblée du Creux de Veye (1701), Vors et les évènements camisards de 1709, les camisards vers Gluiras en 1704, etc

8 € + 4 € de port

Comprendre la révolte des camisards

de Marianne Carbonnier-Burkard

Marianne Carbonnier-Burkard nous a donné là une splendide "histoire populaire" des camisards. Le but pédagogique exprimé par le titre est parfaitement atteint, sans schématisme, sans parti-pris et avec une grande rigueur historique. La période des prédicants est largement évoquée, indispensable si l'on veut comprendre la genèse de l'insurrection. Une splendide et pertinente iconographie, rend cet ouvrage particulièrement attrayant et indispensable dans la bibliothèque de tous ceux qui s'intéressent aux camisards.
Un petit livre (128 pages), de petit prix (16 euros), mais un grand livre par le contenu !
Editions Ouest-France.

François Vivens, prédicant au Désert

de Jean-Paul Chabrol

François Vivens (1664-1692)

En octobre 1685, Louis XIV révoque l'édit de Nantes : les temples protestants sont détruits, les pasteurs quittent en masse le royaume. Dans ce contexte dramatique, des femmes et des hommes refusent de se soumettre. Apparaissent les premières assemblées clandestines, dans lesquelles on prie et on chante les psaumes. Elles se tiennent la nuit, au « Désert », en mémoire du désert du Sinaï parcouru par les Hébreux au temps de l'Exode. Dans des grottes, des forêts et des ravins, de simples laïcs, appelés prédicants, animent des cultes au péril de leur vie. À travers la vie de François Vivens, figure de proue de cette première résistance, Jean-Paul Chabrol dresse un magistral panorama de cette période qui annonce la guerre des Camisards.

120 pages, 12 x 17cm, Couverture avec rabats, Broché
ISBN 978-2-9177430--
10 €

Les protestants entre exil et espoir

de Pierre Coulet

L’auteur, Pierre Coulet, au travers de documents souvent peu connus, nous emmène sur les traces de ces femmes et de ces hommes d’hier, qui ont choisi l’exil plutôt que d’abjurer.
Comment ces « clandestins » organisent-ils leur départ ?
Quels sont les risques encourus ?
Quels sont les itinéraires qu’ils empruntent ?
Qui les guide ?
De quelle aide bénéficient-ils à l’arrivée ?
Autant de points qui méritaient d’être abordés.
L’auteur, sous un angle original, présente plus largement à travers la vie d’un certain nombre de personnages, une histoire des relations des protestants du Vivarais avec Genève pendant deux siècles.
À partir de 1560, lorsque les communautés réformées s’organisent, ce sont les pasteurs formés à Genève auprès de Calvin qui vont contribuer à l’installation rapide des Eglises, notamment dans le midi.
Puis, la période des guerres de religion va faire de cette cité, une destination naturelle pour ceux qui cherchent un refuge sûr, loin des massacres.
Alors que l’Edit de Nantes a organisé la coexistence des deux religions, sa révocation en 1685 par Louis XIV va pousser les protestants à la clandestinité ou à l’exil.
Pour ceux qui quittent alors le sud-est de la France, Genève est le plus souvent la première étape d’une longue marche vers les pays du « Refuge ».
Cette ville deviendra aussi un lieu d’exil temporaire permettant des allers et retours aux protestants menacés. L’organisation de réseaux d’entraide favorisera le financement de la formation des pasteurs du Désert, l’acheminement de livres interdits, l’envoi de secours aux galériens.
La ville servira également de base arrière à certains camisards qui tenteront de soulever le Vivarais.
Dans cette région, mais également en Dauphiné et Languedoc, sans la proximité géographique de la « cité de Calvin », le protestantisme aurait-il pu survivre ?

Cet ouvrage de synthèse nous permet de mieux comprendre cette période de l’histoire du Vivarais, dont les traces sont encore perceptibles aujourd’hui.
144 pages - 35 illustrations - Format : 165X240 - 22 €
Disponible en luxe : 57.20 €

Livres neufs disponibles actuellement

Merci à nos visiteurs et amis de nous signaler les ouvrages qui pourraient manquer à cette liste.

 


PRESSES DU LANGUEDOC

17 rue Rigaud 34000 Montpellier,
tél : 04 67 06 18 20

 

Lettres et rapports sur la guerre des camisards (1702-1704)
de Grégoire Vidal, prieur de Mialet, présentés par Bernard ATGER
Presses du Languedoc ; 1988
Prix : 110,00 F

 

Dictionnaire des camisards
Pierre ROLLAND , préface de Philippe JOUTARD
Presses du Languedoc 1995 ; relié
Prix : 245,00 F

 

Relation sommaire des désordres commis par les camisards en Cévennes
par Elie Salvaire, sieur de Cissalières, présentation de Didier POTON
Presses du Languedoc 1997
Prix : 140,00 F

 

Cathares et camisards, l’œuvre de Napoléon Peyrat (1809-1881)
sous la direction de Patrick Cabanel et Philippe de Robert
Presses du Languedoc 1998
Prix : 140,00 F

 

La guerre des Cévennes (5 volumes, et un volume d’index, bibliographies, tables, etc)
par Henri Bosc
Prix : 3000,00 F les 6 volumes. Chaque volume peut être vendu séparément (consulter l’éditeur)

 

Le Théâtre sacré des Cévennes
de Maximilien Misson, réédition de l’ouvrage de 1707 présentée et annotée par J-P Richardot
Editions de Paris 1998
Prix : 100,00 F

 

Mémoires sur la guerre des camisards de A. Mazel, E. Marion, et J. Bonbonnoux,
Préface de Philippe Joutard.
Réédition disponible à nouveau (2001)

 

Les premiers camisards
d'Henry Mouysset
Préface de Philippe Joutard
Prix : 22.5 euros

 

Chronique des luttes religieuses en hautes Cévennes, 1550 - 1740, Lamelouze et Saint-Martin-de-Boubaux,
de Pierre ROLLAND
Préface de Patrick Cabanel
Prix : 24 euros

 

Les camisards et leur mémoire
Les actes du colloque du Tricentenaire de la guerre des camisards
Prix : 21 euro

 

Histoire des troubles des Cévennes
ou de la guerre des camisards sous le règne de Louis le Grand
d'Antoine COURT
Prix : 40 euros

 

Les Pasteurs du Désert
de Napoléon Peyrat
Préface de Patrick Cabanel

 

 

Isaak von Sinclair, La fin de la guerre des Cévennes. Drame romantique allemand (1806). ed. bilingue.
Presses du Languedoc, 1993.

 

 

Grottes et caches camisardes. Spéléologie et mémoire huguenote.
Claude Viala

 

Lettres inédites reçues pendant la guerre des camisards par le maréchal de Montrevel.
Pierre Rolland

 


LACOUR-OLLE

25 Bd Am. Courbet 30000 Nîmes, tél : 04 66 67 33 06

 

Exécutions de camisards faites à Nîmes
Anonyme, 32 p., 15x21, 1994, réimp. éd. de 1874.
Prix : 50,00 F

 

Les Camisards et leurs adversaires
ATGER Albert, 164 p., 15x21, 1999, réimp. éd. de 1905.
Prix : 120,00 F

 

Un épisode de l'histoire des camisards dans l'Ardèche (1704)
BLANCHARD (Abbé), 32 p., 15x21, 1994, réimp. éd. de 1882
Prix : 50,00 F

 

Histoire des camisards
BONNEMERE Eugène, 354 p., 15x21, 1996, réimp. éd. de 1877.
Prix : 120,00 F

 

La Guerre des camisards dans la vallée-Borgne
GIRARD DE COEHORN (J. de), 100 p., 15x21, 1997.
Prix : 100,00 F

 

La Guerre des camisards dans la vallée-Borgne
GIRARD DE COEHORN (J. de), 100 p., 15x21, 1997.
Prix : 100,00 F

 

L'Affaire du pont de Montvert
ROBERT Albert, 112 p., 15x21, 1992, réimp. éd. de 1910.
Prix : 100,00 F

 

Fragment de la guerre des camisards dans les environs d'Alais, Vernoux, le Cheylard, etc.
Anonyme, 108 p., 15x21, 1994, réimp. éd. de 1887.
Prix : 100,00 F

 

Le Théâtre sacré des Cévennes
MISSON Maximilien, 148 p., 15x21, 1997, réimp. éd. de 1752.
Prix : 100,00 F

 


Autres éditeurs

La légende des camisards, une sensibilité au passé
Philippe Joutard
Gallimard ; Bibl.histoires
Prix : 133,00 FRF

 

 

Les camisards
Philippe Joutard
Gallimard ; Folio Histoire
Prix : 42,75 FRF

 

 

Elie Marion le vagabond de Dieu, 1678-1713, Prophétisme et millénarisme protestants en Europe à l’aube des Lumières
par Jean_Paul Chabrol, préface de Philippe Joutard
Edisud (Aix-en-Provence)
Prix : 135,00 FRF

 

 

Les camisards ( Jean Cavalier, Marie Durand et l’abbé de La Bourlie !)
G. Caunegre
Golias Editions ; 1999 ; Terres Rebelles ; broché
Prix : 93,10 FRF

 

 

Les camisards
L. Crété
Perrin ; 1992 ; broché
Prix : 133,00 FRF

 

 

De l'Inspiration des Camisards
Par Hippolyte Blanc
(réédition dun texte de 1859 consacré aux inspirés et prophètes plutôt quaux camisards)
Ed.d'aujourd'hui ; Introuvables
Prix : 66,50 FRF

 

 

Le malheur et son prophète
Daniel Vidal
Payot 1983
Prix : 66,50 FRF

 

Le même auteur, Daniel Vidal, a établi une édition de récits et lettres concernant les "Fanatiques et insurgés du Vivarais et des Cévennes" d'’Esprit Fléchier (Editions Jérôme Millon, 3 place Vaucanson 38000 Grenoble, )
Prix : 55,00 FRF

 

 

Le notaire et son roi. Etienne Borrelly (1633-1718)
Un Nîmois sous Louis XIV.
Robert Sauzet
Plon 1998
Mémoires traitant partiellement de la guerre des camisards
Prix : 150,00 FRF

 

Histoires de camisards.
Roger Lagrave
Editions Gévaudan-Cévennes, La Salle Prunet, 48400 FLORAC,
tél : 04 66 45 02 03

 

Les protestants entre exil et espoir
Pierre Coulet
Prix: 22 €
Disponible en luxe : 57.20 €

 

François Vivens, prédicant au Désert
Jean-Paul Chabrol
Prix: 22 €
Disponible en luxe : 57.20 €

 

Comprendre la révolte des camisards
Marianne Carbonnier-Burkard
Prix: 16 € 


Ouvrages généraux et guides

Itinéraires protestants, Tome 1 : les Cévennes, tome 2 Espace gardois, tome 3 Hérault, Rouergue, Aude et Roussillon
Ouvrage collectif sous la direction de Patrick Cabanel
Presses du Languedoc 1998-2000
Prix : 230,00 F, 230,00 F, et 160,00 F

 

 

Désert et pays camisard
Revue du Parc National des Cévennes n° 29-30

 

 

En Cévenne : Randonnée huguenote sur les pas des camisards
brochure réalisée par l'Association Mémoire et Pensée Cévenoles, Mairies de Vialas (48220) ou de St-Frézal-de-Ventalon (48240)
Prix : 40F

 

Les Cahiers Patrimoine Huguenot d'Ardèche