Né
en 1677, mort en 1710.
A
très peu dormi dans un lit si ce nest dans sa maison
de Falguières à côté de Saint Jean du
Gard, où il se retire pour méditer quand il ne se
bat pas.
A
très peu connu la douceur des bras maternels, sa mère
meurt quand il a 3 ans. Malgré tout cela la parole et la
certitude ne lont jamais quitté : non pas comme une
leçon de morale mais plutôt comme lespoir dune
vie de liberté et de tolérance.
Que
pouvons-nous entendre aujourdhui de cette déchirure
qui a ensanglanté notre pays il y a 300 ans ? Une bande de
gueux qui prophétisent, des hommes, des femmes, des enfants
qui se prétendent « enfants de Dieu »
.nos ancêtres.
Allons
« écouter aux portes » à Falguières,
en prison à la tour de Constance (Aïgues Mortes), en
exil à Genève et puis à Londres doù
Mazel revient en sachant que la mort lattend.
Quelques
dates :
1598
: Henri IV signe lEdit de Nantes
1685 : Louis XIV signe la révocation de lEdit de Nantes
1702 / 1704 : guerre des Cévennes appelée «
Guerre des Camisards »
1787 : Edit de Tolérance
Bibliographie
:
«
Mémoires sur la guerre des Camisards » Presses du Languedoc
« Itinéraires protestants en Languedoc » (deux
volumes : 1)Les cévennes.
2° Le Gard) Presses du Languedoc
« Le Théâtre Sacré des Cévennes
» Maximilien Misson aux Editions de Paris,
Max Chaleil .
« Mémoires sur la Guerre des Camisards » Jean
Cavalier aux éditions Payot
Note
dintention :
Cest
à la demande de lAssociation Abraham Mazel de Saint
Jean du Gard
que jentreprends ce nouveau travail.
2002 sera le tricentenaire du début de la Révolte
ou Guerre des Camisards, Commémoration Nationale.
En
tant que cévenole et fille de pasteur réformé,
je suis un peu intimidée par
ce projet qui dépasse tellement le temps historique et qui
vient aujourdhui
se placer tragiquement dans notre actualité. Alors je ne
moccuperai pas des batailles sur le terrain seulement leurs
échos. Jessaierai de chercher doù jaillissait
cette flamme folle qui donnait la parole à ceux qui ne lavaient
jamais eue, qui faisait, disait-on, parler les enfants au berceau,
qui permettait à ceux qui ne parlaient que loccitan
de parler français etc
.cette inspiration qui,
chez Abraham Mazel, a donné le meilleur et le plus terrible.
Dans
la continuation du travail sur « Ramon de Perilhos »,
les langues dEurope, lhistoire de lEurope seront
présentes.
Le
spectacle devra pouvoir se jouer partout.
Création 18 Juillet 2002 à Saint-Jean -du-Gard.
Ecriture
: Anne Clément en relation avec les historiens de lAssociation
Abraham Mazel.
Co-mise en scène : Anne Clément et Michel Froelhy
Musique : Julien Bénichou. Décors : en cours. Lumières
: en cours
Avec : Isabelle François, Alain Vidal, Anne Clément
& ( en cours pour le rôle de Mazel).
Partenaires
sollicités :
Association
Abraham Mazel / Ville de Saint Jean du Gard / Ville de Florac /
Parc National des Cévennes / Région Languedoc Roussillon
/ Conseil Général du Gard